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Le Cévenol

Historique

Reliant l'Auvergne à la Provence, ce train est emblématique de la ligne des Cévennes et de l'évolution des liaisons "transversales" transitant par des régions isolées et en déclin depuis plusieurs décennies. Malgré de nombreuses menaces, ce train a réussi à continuer à rouler jusqu'à aujourd'hui, contrairement à nombre de ses homologues comme la plupart des trains de nuit ou de nombreux autres express transitant via le Massif Central (Bordeaux - Lyon , Clermont - Béziers...).

La remise en cause du statut du Cévenol comme Train d'Equilibre du Territoire (Intercités) et l'absence de renouvellement du matériel roulant et de la voie fait planer depuis de longues années des incertitudes sur l'avenir du Cévenol. A terme, une probable reprise par les Régions est probable, avec transformation en TER et alignement de la desserte sur les grilles régionales (actuellement le Cévenol se distingue des TER Clermont - Nîmes (2 AR / jour) par son matériel et un nombre réduit d'arrêts). La commande de trois automoteurs Regiolis par l'Etat pour cette liaison  au titre de la relance des anciens Intercités va dans ce sens.

Matériel roulant

1955 - 1979 : Autorails

Le Cévenol était alors assuré par divers matériels, dont le nombre  pouvait varier suivant la saison, il y eut des composition avec jusqu'à 4 ou 5 caisses : un autorail X 2400 ou 2800 et un autorail panoramique X 4200 encadrant 2 ou 3 remorques unifiées.

A noter que, malgré leur grand standing à l'époque, les rames RGP n'ont pas été engagées sur le Cévenol : ce ne fut que bien plus tard, en 1991, qu'elles furent engagées sur la ligne des Cévennes pour y assurer des trains régionaux.

Depuis 1979 : rame Corail

Entre Clermont et Nîmes, la traction est presqu'exclusivement assurée en BB 67400, éventuellement en unité multiple si la composition du train l'exige. Il peut arriver qu'elles soient remplacées par des BB 67300, cas rarissime mais qui est arrivé en décembre 2013, la BB 67348 ayant été détachée pour prêter assistance aux BB 67400.

Au nord de Clermont, des CC 72000 ont été utilisées mais au prix d'un relais traction dans cette gare, ces engins certes aptes à 160 km/h étant trop agressifs pour la voie équipant la ligne des Cévennes (une campagne d'essais infructueuse fut menée vers 1980).  En cas d'affluence, des BB 67400 en unités multiples furent préférées car plus puissantes (2x 2400 Ch. contre 4000 Ch.) ; l'inconvénient étant une limitation à 140 km/h (la transformation de BB 67400 pour rouler à 160 fut envisagée pour y remédier mais ne donna pas de suite).

De 1988 à 1990, avec le début de l'électrification de la ligne du Bourbonnais, certains trains avaient un relais traction à Nevers avec utilisation de BB 22200 voir 25500.

A partir de 1990, suite à l'achèvement de l'électrification Paris - Clermont, le changement de composition dans cette dernière gare est également mis à profit pour remplacer la machine électrique (BB 22200 ou 26000) par une ou deux BB 67400.

A Nîmes, jusqu'en 2010 le Cévenol était repris par une locomotive électrique, généralement une BB 22200 dans les dernières années.

Un retour aux autorails ?

En cas d'indisponibilité de la rame Corail ou d'une BB 67400, il arrive déjà que le Cévenol soit assuré en autorail AGC X 76500 Auvergne voire en ATER X 73500 Languedoc-Roussillon ou Auvergne.

Le matériel actuellement utilisé arrivant en fin de vie (les BB 67400 sont à bout de souffle, et leur remplacement par des BB 75300 permettant de prolonger l'utilisation des voitures Corail n'est pas envisagée), il est probable que le Cévenol soit à nouveau assuré en autorails dans un futur proche. Ce retour aux sources occasionnera néanmoins une régression en terme de confort, mais permettra d'améliorer légèrement les temps de parcours.

Quelques compositions du Cévenol
Association des élus pour la défense du Cévenol et de la ligne Paris - Nîmes

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Dernière mise à jour du site : 5 décembre 2018
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