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CC 65000 SNCFFrance - Locomotives

La série en chiffres :
Alimentation :
2 moteurs Diesel MGO V12 BSHR

Configuration des essieux :
CC

Puissance :
2x 925 Ch.

Poids :
112 t.

Longueur :
19,8 m.

Chaîne de traction :
deux génératrices et 6 moteurs de traction à courant continu

Vitesse maximale :
130 km/h

Equipements spéciaux :
UM, chaudière embarquée

Date de construction :
1956 à 1958

Date de retrait :
1984 à 1988

Nombre d'exemplaires :
20 (Alsthom)

Numéros :
CC 65001 à 20 ex 060 DB 1 à 20

Premières locomotives Diesel de grande puissance de conception française, les 20 machines type 060 DB ont été destinées à éradiquer la traction à vapeur dans la zone entre la Gironde et la Loire, tant en tête de trains de voyageurs (dont les express Bordeaux – Nantes) que de marchandises.  Elles sont construites par Alsthom (caisse, partie électrique et montage), CAFL (bogies) et SACM (moteurs Diesel) suite à une commande passée en février 1955 (après un appel d’offres en avril 1954). Leur aspect particulier, avec une livrée bleue et des cabines de conduites surélevées leur valent le surnom de "sous marins".

La 060 DB 1 fut d’abord essayée en août 1956 aux alentours de Belfort, puis affectée, comme les 19 autres machines de la série, au dépôt de la Rochelle. Leur utilisation, se déroulant dans de bonnes conditions, incitera la SNCF à convertir son parc à la traction Diesel, mais avec des engins monomoteurs, moins onéreux à l'usage. La présence d'une chaudière à bord permet le chauffage par vapeur des rames de l'époque.

Toujours utilisées sur l'axe Bordeaux - Nantes, les CC 65000 cessent tout trafic en service voyageur en 1971, car dépourvues de système de chauffage électrique des rames (les chaudières seront déposées en 1978). Elles restent utilisées en trafic marchandises, mais sont concurrencées par des séries plus modernes et plus nombreuses, comme les BB 66000 et 67400, si bien que les radiations sont prononcées entre 1984 et 1988 (une prolongation de carrière avait été évoquée dans le cadre des travaux du TGV Atlantique). Quelques engins ont été conservés.

Dérivés étrangers

A l’export, cette série a eu un certain succès, face à une production américaine déjà fortement implantée partout à travers le monde.